Un urbaniste, un vannier, un osiériculteur et un plesseur, réunis pour des démonstrations de plantation et de tressage. La scène se déroule dans le nouveau lotissement du Monery, devant des élèves de l’école Pasteur.
Toutes les haies de séparation des espaces privés et publics, dans ce nouveau quartier qui comptera à terme 260 logements, sont en effet réalisées en saules tressés, autrement dit en osier (obtenu à partir de jeunes pousses de saules). C’est ce que l’on appelle des plessis.
L’intérêt d’un tel choix ? Il est d’abord esthétique, avec un rendu très naturel. Ces plantes ont par ailleurs la propriété de favoriser l’infiltration de l’eau grâce à leur important système racinaire. Les plessis du Monery vont donc permettre de collecter naturellement toutes les eaux de ruissellement.
“Cet aménagement a été pensé avec le cabinet paysagiste Gautier et Conquet, explique Chrystelle Berthollon, chargé de projets à la Sacoviv, maître d’ouvrage de l’ensemble de l’opération. Le Monery est longtemps resté un espace naturel. Les haies de saules tressés sont une façon de rappeler ce passé.”
Sur les 260 logements du Monery, plus de 140 sont aujourd’hui réalisés, de la maison individuelle au logement locatif social en passant par des immeubles en copropriété. 24 nouvelles maisons seront livrées en 2015. Et d’autres tranches suivront, à l’est du lotissement, quand l’opération de dévoiement de la rue Beethoven aura été réalisée. L’ensemble des espaces communs, notamment les voiries, sera ensuite rétrocédé au Grand Lyon, afin que les habitants n’aient pas à supporter les charges d’entretien de ce nouveau quartier.
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