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Serm : le « RER à la lyonnaise » franchit une nouvelle étape

Les partenaires du Service express régional métropolitain (Serm) lyonnais ont lancé ce 28 mars l’étude de préfiguration de ce nouveau projet de transport intermodal qui maillera la région lyonnaise.

Vincent Monot (Métropole et Sytral), Fabienne Buccio (préfète de région) et Frédéric Aguilera (Région) ont lancé le Serm lyonnais lors d’une conférence de presse en préfecture.

La démarche de Service express régional métropolitain lyonnais avance doucement mais sûrement. Encadré par la loi du 27 décembre 2023, le développement d’un réseau national de RER métropolitains vise à améliorer la qualité des transports en commun en zones périurbaines et rurales. Auvergne Rhône-Alpes concentre six des 26 projets récemment labellisés.

Dont celui de Lyon, dont l’étude de préfiguration vient d’être lancée. Vendredi 28 mars, lors d’une conférence de presse organisée dans un salon de la préfecture, les partenaires ont dévoilé le coût de cette nouvelle phase : 2,457 millions d’euros. Une dépense que prend en charge l’État pour moitié. La Région (25 %), le Sytral (13,3 %) et la Métropole (11,7 %) complètent le financement. La guéguerre entre la Région et la Métropole au sujet du financement semble appartenir au passé. L’ensemble des parties l’ont affirmé : le Serm fera l’objet d’une gouvernance partagée.

« Cette étude va mettre en cohérence l’ensemble des études déjà existantes sur le ferroviaire et les mobilités en général, a justifié Frédéric Aguilera, vice-président chargé des transports à la Région. Il faudra compter une grosse année de travail. »

La mission prévoit de planifier l’interconnexion des transports collectifs, l’instauration d’une tarification multi-réseaux et le développement d’une information voyageur lisible. Les acteurs l’ont martelé : le train sera bien « la colonne vertébrale » du Serm lyonnais. Dans un premier temps, l’objectif serait de passer de 220 000 à 300 000 voyageurs par jour sur le réseau TER, dans un périmètre qui s’étend à 60 km autour de Lyon. « À court terme, nous avons la capacité d’augmenter le nombre de trains avec le matériel roulant et les infrastructures existantes, a annoncé Frédéric Aguilera. Dès décembre 2026, on pourra faire rouler 100 trains de plus. Soit une augmentation de 15 %. »

Un train au quart d’heure

Voilà pour le « RER niveau 1 ». Grâce au premier étage de cette fusée, la SNCF devra offrir plus de fiabilité, de régularité et de ponctualité. Les niveaux supérieurs nécessiteront des investissements lourds et, forcément, de nouveaux tours de table. Dans sa globalité, le Serm pourrait représenter un investissement de 5 milliards d’euros. Son ambition est d’apporter de sérieuses garanties aux usagers : une amplitude horaire étendue de 5 heures à 23 heures, une fréquence d’un train tous les quarts d’heure pour les liaisons omnibus en première couronne et un train toutes les demi-heures pour relier les gares de deuxième couronne aux gares centrales. Dans un premier temps, il est question d’instaurer une fréquence de 30 minutes en heures creuses. Le projet se voulant multimodal, la réflexion se porte également sur le développement d’autres modes de transport. Il est question « d’améliorer la connexion entre les réseaux de transport collectif urbains et interurbains et leur accessibilité à vélo ou à pied », et de renforcer « les transports routiers à haut niveau de service, le covoiturage et les voies cyclables ». A titre d’exemple, le projet de ligne de car à haut niveau de service (CHNS) Givors-Vénissieux fait partie intégrante du dossier.

     Pour développer pleinement le RER à la lyonnaise, quelques gros nœuds restent à délier. À commencer par la réalisation des 32 projets de l’Étoile ferroviaire lyonnaise (EFL), lancés il y a 10 ans, déjà. « L’EFL est un enjeu immense, a rappelé Vincent Monot, vice-président du Sytral. L’Etoile est saturée. On connaîtra des difficultés tant qu’il y aura autant de trains au centre de l’agglomération. » Désengorger l’EFL nécessite la réalisation du CFAL Nord : le contournement ferroviaire de l’agglo est un chantier d’envergure, évalué à environ 1,5 milliard d’euros. Autre nécessité : la 4e voie entre Saint-Fons et Grenay, dont le coût dépasse lui aussi le milliard d’euros.

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