
Il en imposait avec stature, sa grosse barbe et son abord franc et direct. Christian Serve, figure incontournable des combats politiques qui ont émaillé les années quatre-vingt à Vénissieux, est récemment décédé. Il était né en 1944.
Issu du monde de l’entreprise, il milite très tôt à la CGT et au PCF. Vingt ans durant, de 1974 à 1994, il conduira les militants communistes vénissians, d’abord en qualité de président du Comité de ville qui rassemblait quatre sections (Centre, Minguettes, Moulin-à-Vent et Zone industrielle intercommunale), puis comme secrétaire de la section locale. Il poursuivra à la section de Saint-Fons, où il reste en responsabilité quasiment jusqu’à la fin des années 2000.
« On est tous des enfants de Christian Serve » , rend hommage l’ancien député-maire André Gerin. « Pour les communistes vénissians nés entre les années cinquante et soixante-dix, c’est notre jeunesse militante qui fout le camp« , observe Marie-Christine Burricand, qui lui a succédé à la tête de la section locale de 1994 à 2002.
Tous ceux qui ont côtoyé Christian Serve gardent le souvenir d’un véritable combattant, pour qui seules les batailles qu’on ne mène pas sont perdues d’avance. Dans les années quatre-vingt, il avait joué un rôle central dans les bagarres pour la défense de l’emploi industriel, pour l’arrivée du métro à Vénissieux, ou encore contre les expulsions locatives. « C’était un meneur, se souvient Marie-Christine Burricand. En plus d’être un homme de combats, c’était quelqu’un de très rigoureux, très organisé. Christian donnait confiance dans les luttes, on avait envie de le suivre.«
À sa famille, à ses nombreux amis, Expressions présente ses sincères condoléances.
Derniers commentaires