Ce mardi, le groupe normand Sillia Energie présente son offre de reprise de l’usine photovoltaïque de Vénissieux au comité central d’entreprise de Bosch. “Nous avons effectivement décidé de lancer le processus de reprise, les discussions sont très avancées, nous sommes dans la dernière ligne droite”, nous a confirmé lundi Marc Baeumlin, directeur technique du site de Vénissieux, qui se félicite de “cette très bonne nouvelle”.
Pour reprendre les deux chaînes d’assemblage de panneaux photovoltaïques, Sillia, après avoir essuyé trois refus de la part de Bosch, s’est associé à UrbaSolar. Cette PME montpelliéraine est spécialisée dans la conception, la construction et l’exploitation de centrales solaires. Elle prendra 15 à 19 % du capital et aura pour rôle de chercher de nouveaux débouchés commerciaux, notamment à l’international.
La nouvelle structure, qui regroupera les outils de production de Sillia et de Bosch, aura une capacité cumulée de 250 mégawatts (MW), soit plus de la moitié de la production française de modules photovoltaïques.
En termes d’emploi, Sillia reprendrait 128 des 240 salariés actuels. Parallèlement, la direction de Bosch France et les organisations syndicales sont convenues de la mise en place d’un plan de départs en préretraite qui pourrait concerner 60 personnes (voire 75 à 80) ayant effectué des carrières longues. Une vingtaine d’autres seraient transférées sur le site mitoyen de Bosch Rexroth spécialisé dans l’hydraulique. Il resterait donc à trouver une solution pour quelques dizaines de salariés.
Selon Marc Baeumlin, “la signature de la reprise est prévue début avril, mais les différentes réunions prévues d’ici là peuvent encore venir alimenter le contenu de l’offre. Le transfert effectif des contrats de travail d’une entreprise à l’autre ne devrait pas intervenir avant le mois de juin.”
La CFDT a fait savoir qu’elle demandait que la reprise par Sillia s’accompagne d’un engagement de Bosch à soutenir l’activité de la nouvelle entité pendant cinq ans. Selon Marc Soubitez, délégué syndical, l’industriel allemand s’est d’ores et déjà « engagé à mettre 3,1 millions d’euros par an pendant trois ans pour pallier d’éventuelles pertes d’activités ou financer des dispositions sociales en cas de suppressions d’emplois. »
S’il faut se réjouir de l’aboutissement de ce plan de reprise — toujours préférable à une fermeture — on reste néanmoins circonspect quand on se souvient qu’ici, en 2008, travaillaient encore 800 personnes. C’était avant que Bosch ne décide de délocaliser la fabrication de systèmes à injection diesel, puis de reconvertir le site dans le photovoltaïque en 2011, investissant au passage 25 millions d’euros, pour finalement, un an plus tard, se retirer du solaire faute de rentabilité !
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