
Le chômage partiel qui touchait 3000 salariés de Vénissieux et Saint-Priest est suspendu jusqu'à la fin de l'année
Les carnets de commande sont un peu plus garnis chez Renaut Trucks depuis l’été. Ce n’est pas encore une vraie et franche reprise, mais l’activité est repartie. Conséquence : l’établissement de Lyon (qui rassemble les sites de Vénissieux et Saint-Priest) a décidé de suspendre, jusqu’à la fin de l’année 2010, les mesures de chômage partiel qui touchaient 3 000 des 5000 salariés. Le choix du vocabulaire est important : la direction parle de suspension et non de levée. “Le plus dur semble passé, mais la reprise reste quand même fragile, indique Bernard Lancelot, le directeur de la communication de l’entreprise. Nous n’avons pas de visibilité à long terme, nous devons être extrêmement prudents.”
Pour le personnel, c’est en tout cas la première bonne nouvelle depuis la fin de l’année 2008. Durement frappée par la crise, l’entreprise avait commencé par ne pas reconduire les contrats intérimaires (600 postes rien qu’à Vénissieux), avant de recourir au chômage partiel, puis de mettre en place un plan de dispense d’activité adressé aux plus de 57 ans. Toutes ces mesures ont permis de sauvegarder l’emploi dans un contexte fortement dégradé. Cela mérite d’être souligné car toutes les entreprises de la région n’ont pas fait ce choix de résistance. L’année 2009 a pourtant été particulièrement mauvaise pour Renault Trucks avec 35 601 véhicules vendus, soit une baisse de 54 % par rapport à 2008.
L’année 2010 semble s’achever sous de meilleurs auspices. Pourvu que ça dure !
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